LAISSONS-NOUS PRENDRE PAR LA MAIN PAR LES FEMMES DE L’EVANGILE

Written by misioneras

19/04/2022

HOMÉLIE DU PAPE, VEILLÉE PASCALE 2022.

Découvrons avec eux la manifestation de la lumière de Dieu qui brille dans les ténèbres du monde. Ces femmes, tandis que la nuit se dissipait et que les premières lueurs de l’aube apparaissaient sans clameur, se rendirent au sépulcre pour oindre le corps de Jésus.

Les femmes voient.

La première proclamation de la Résurrection ne se présente pas comme une formule à comprendre, mais comme un signe à contempler. Dans un cimetière, à côté d’une tombe, où tout doit être ordonné et calme, les femmes virent « que la pierre avait été déplacée. Lorsqu’ils entrèrent, ils ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus » (vv. 2-3). Pâques commence donc par changer nos schémas. Il vient avec le don d’un espoir incroyable. Mais ce n’est pas facile de l’accepter. Parfois, cet espoir ne trouve pas de place dans nos cœurs.

Très souvent, nous regardons la vie et la réalité sans lever les yeux du sol ; on ne se focalise que sur l’aujourd’hui qui passe, on se désillusionne sur l’avenir et on s’enferme dans nos besoins, on s’installe dans la prison de l’apathie, alors qu’on continue à se plaindre et à penser que les choses ne changeront jamais. Mais, néanmoins, ce soir, le Seigneur veut nous donner des yeux différents, éclairés par l’espoir de savoir que la peur, la douleur et la mort n’auront pas le dernier mot sur nous. Grâce à la Pâque de Jésus, nous pouvons faire le saut du néant à la vie. Levons les yeux, ôtons de nos yeux le voile de l’amertume et de la tristesse, et ouvrons-nous à l’espérance de Dieu.

Les femmes écoutent.

Après avoir vu le tombeau vide, deux hommes vêtus de vêtements brillants leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici : il est ressuscité ! (versets 5-6). Cela nous fait du bien d’entendre et de répéter ces mots : il n’est pas là ! Chaque fois que nous pensons tout savoir sur Dieu, que nous pouvons l’enfermer dans nos projets, répétons-nous : il n’est pas là ! Quand nous ne Le cherchons que dans l’émotion, souvent passagère, ou au moment du besoin, puis la mettons de côté et L’oublions dans les situations concrètes et les décisions de chaque jour, répétons-nous : Il n’est pas là ! Y cuando pensamos que lo hemos aprisionado en nuestras palabras, en nuestras fórmulas, en nuestras costumbres, pero nos olvidamos de buscarlo en los rincones más oscuros de la vida, donde hay alguien que llora, que lucha, sufre y espera, repitámonos: ¡no il est ici!

Ecoutons aussi la question adressée aux femmes : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ». Nous ne pouvons pas célébrer Pâques si nous continuons à rester dans la mort ; si nous restons prisonniers du passé ; si dans la vie nous n’avons pas le courage de nous laisser pardonner par Dieu, qui pardonne tout, le courage de changer, de mettre fin aux œuvres du mal, de décider pour Jésus et pour son amour ; si nous continuons à réduire la foi à une amulette, faisant de Dieu un beau souvenir des temps passés, au lieu de le découvrir comme le Dieu vivant qui aujourd’hui veut nous transformer et transformer le monde. Un christianisme qui cherche le Seigneur parmi les vestiges du passé et l’enferme dans le sépulcre de la coutume est un christianisme sans Pâques. Mais le Seigneur est ressuscité ! Ne nous arrêtons pas, retrouvons-Le, le Vivant ! Et n’ayons pas peur de le chercher aussi dans les visages de nos frères, dans l’histoire de ceux qui espèrent et de ceux qui rêvent, dans la douleur de ceux qui pleurent et souffrent : Dieu est là !

Les femmes annoncent.

La joie de la Résurrection. Pâques arrive à ouvrir grand les cœurs à l’annonce extraordinaire de la victoire de Dieu sur le mal et la mort. Pour cette raison, la lumière de la Résurrection ne veut pas maintenir les femmes dans l’extase de la joie personnelle, elle ne tolère pas les attitudes sédentaires, mais génère plutôt des disciples missionnaires qui « reviennent du tombeau » (cf. v. 9) et apportent à tous l’Evangile du Ressuscité. C’est pourquoi, après avoir vu et entendu, les femmes coururent annoncer la joie de la Résurrection aux disciples. Ils savaient qu’ils pouvaient se prendre pour des fous, au point que l’Evangile dit que leurs propos leur semblaient « fous » (v. 11), mais ils ne se souciaient pas de leur réputation ni de la défense de leur image; ils n’ont pas mesuré leurs sentiments ni calculé leurs paroles. Ils n’avaient que le feu au cœur pour porter la nouvelle, l’annonce : « Le Seigneur est ressuscité !

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